Des initiatives nantaises contre le gaspillage alimentaire

Le gaspillage alimentaire en France se résume en un chiffre : 150 kg par an et par personne. Un chiffre trop élevé que des Nantais(es) se sont mis en tête de réduire. Voici une sélection de 4 projets innovants, portées par des femmes… Seraient-elles plus écolos-responsables?

Re-bon, l’art de la récup’

Le réseau de glanage « Re-bon » fait le tour des exploitations ou coopératives agricoles et récupère des tonnes de fruits et légumes frais destinés à la poubelle, avant de les acheminer vers ceux qui en ont le plus besoin.

Les glaneurs bénévoles font le lien entre agriculteurs locaux disposant d’invendus et associations caritatives qui redistribuent la nourriture. Les équipes de bénévoles récupèrent ainsi des aliments chez les producteurs partenaires et les acheminent vers ceux qui en ont le plus besoin.

A l’origine de ce projet, Flavie Duprey, Présidente de Re-bon. La jeune femme a remporté le titre de 2ème Dauphine du concours de la Miss Bio en 2015!

Imparfaits, la seconde vie des fruits et légumes « délicieusement moches »

En France, 1 fruit et légume sur 5 n’atteint pas notre assiette car il ne correspond pas aux normes du marché. Pommes de terre trop petites, navets tordus et tomates pâlichonnes se retrouvent sacrifiés sur l’autel de la standardisation.

Une injustice à laquelle Elodie Lassire a décidé de remédier. En novembre 2016, elle a lancé Imparfaits. Sa mission: recueillir tous ces fruits et légumes délaissés, chez des producteurs locaux, les rassembler dans un point de distribution, préparer des paniers, vendre ces paniers (à petits prix).

Les Copinambours, les as du glanage

Vanessa, Alice et Claire sont trois amies qui glanent à la fin des marchés nantais. Fières de leurs trouvailles et étonnées de l’ampleur du gâchis, elles ont eu l’idée de sensibiliser les consommateurs au gaspillage alimentaire.

Ainsi est né, en octobre 2016, Copinambours, un projet de restauration / traiteur à domicile écolo-responsable, élaboré à partir d’invendus alimentaires. Avec originalité, les trois copines inventent des recettes végétariennes et colorées, avec les fruits et légumes récupérés.

La Tricyclerie, la collecte à deux-roues

A l’origine de ce projet, Coline Billon. Depuis qu’elle a lancé la Tricyclerie, 500 kgs de déchets organiques sont collectés par mois, essentiellement auprès de restaurants nantais partenaires. Les déchets organiques représentent pas moins de 50% de leurs déchets.

Particularité: l’équipe composée d’une dizaine de personnes enfourchent des vélos-remorques pour faire cette collecte de déchets. Etape suivante, le compostage. Les déchets sont ensuite redirigés vers les parcs, les jardins, les champs…

S’il est un secteur où rien ne se perd, tout se transforme, c’est bien l’alimentation. Au fil des mois, ces quatre initiatives nantaises changent les habitudes et éveillent les consciences. Elle sèment les graines d’un avenir plus responsable.

Plus d’infos : de nombreux intervenants engagés dans la lutte contre le gaspillage alimentaire seront présents, dimanche 4 juin, au Nantes Food Forum des Solutions #2, autour de l’atelier « Gaspillage zéro« . 

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