Turin, un eldorado végétarien ?

Faire de Turin la première ville végétarienne d’Italie, voici l’un des objectifs affichés par, Chiara Appendino la maire de Turin (Mouvement 5 Étoiles). Son adjointe Stefania Giannuzzi, en charge de l’environnement (elle a depuis démissionné), était au Nantes Food Forum pour débattre de la politique alimentaire des grands centres urbains.

Une carte touristique des lieux végan et végétariens de la ville de Turin est en projet. Des actions en milieu scolaire sont à l’étude, pour sensibiliser les élèves sur la nutrition et le bien-être animal. Mais les professionnels du secteur de la viande, bouchers et charcutiers en tête, ne l’entendent pas de cette oreille. Ils constatent une chute sensible de leurs ventes, sur les dernières années, alors que le vegan a le vent en poupe.
Stefania Giannuzzi a tenté de réconcilier les deux camps.

Patrie de Slow Food

Turin sera-t-il pour autant le fer de lance d’un changement alimentaire? Des inflexions, oui, mais pas de révolution en vue! La ville compte aujourd’hui une soixantaine d’enseignes végétariennes et vegans, ce qui en fait la première « ville végétarienne » d’Italie. Mais viennent aussi dans le Piémont les amateurs de vins… et les amateurs de plats à base de viande comme le « bollito misto », le « vitello tonnato » et le « brasato al barolo ».

Aujourd’hui, la part des Italiens vegan, même en progression, n’atteint « que » 1% de la population en 2016. La patrie du mouvement Slow Food, très attachée à sa culture gastronomique, est-elle prête à se laisser dicter ses choix alimentaires?

Stefania Giannuzzi, ex-adjointe à la Mairie de Turin, nous explique les grandes orientations de la ville en matière d’alimentation.

 

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